Où en est-on ?
Le chantier s’étend au-delà du simple trou dans la terre : direction la rivière et les réserves de bambou du village pour aller chercher les matériaux nécessaires à la suite de la construction.
Ce qui s’est passé
Pour fabriquer le ciment utilisé sur le chantier — un mélange de poudre de ciment, de sable, de pierre et d’eau — il fallait du sable. L’équipe s’est donc rendue à la rivière voisine pour en récolter, avant de revenir nettoyer et reprendre le travail sur le chantier.


Collecte et tamisage du sable dans la rivière
Cette étape a marqué le lancement d’un nouveau grand chantier : le creusement d’une tranchée estimée entre 100 et plus de 200 mètres, reliant le puits au site prévu pour le château d’eau, sur un terrain particulièrement abrupt à flanc de montagne. Cette tranchée, destinée à accueillir le tuyau d’alimentation en eau, a été creusée à la pelle sur une profondeur d’environ 45 centimètres (un pied et demi), sur toute sa longueur — un travail rendu d’autant plus difficile par la pente du terrain.
Une partie de la fabrication du village a également porté sur la confection de briques, moulées à la main à partir de la terre locale et mises à sécher au soleil — une étape menée aux côtés du moine du village.



Fabrication artisanale des briques, aux côtés du moine du village
Autre expédition marquante de cette étape : une sortie jusqu’aux réserves de bambou du village, pour aller chercher de grandes tiges nécessaires à la construction — un trajet à porter à deux, à travers les réserves, pas toujours facile (une chute sans gravité au passage !). Seuls deux membres de l’équipe ont fait ce trajet, ce qui explique le peu de photos disponibles de cette étape bien particulière.
La journée consacrée à la rivière et au sable a d’ailleurs été décrite par l’un des participants comme « une vraie dinguerie » — entre la boue, le courant et les nombreux allers-retours pour remplir les seaux, cette étape restera sans doute l’une des plus mémorables, autant physiquement qu’en souvenirs.
De retour sur le chantier principal, l’équipe a attaqué la mise en place des quatre piliers destinés à soutenir le futur château d’eau, un pour chaque côté de la structure, en montant d’abord l’armature métallique de chaque pilier. Chaque pilier a ensuite nécessité un remplissage important de béton — fabriqué avec la pierre concassée et le sable récoltés — acheminé une nouvelle fois grâce à la chaîne humaine.


Montage de l’armature métallique d’un pilier, et préparation de la pierre concassée pour le béton


Moment de pause à la rivière avec l’équipe et les habitants du village
Rencontre marquante
La rivière et les réserves de bambou, deux décors inattendus qui ont donné au chantier un tout autre visage, entre travail manuel exigeant et immersion dans la nature environnante.